
Dans le cadre de la promotion de la santé globale, le mois de mai met à l’honneur l’activité physique et le sport santé. À cette occasion, nous sommes allés à la rencontre des enseignants en Activité Physique Adaptée à la Santé (APAS) qui interviennent au sein de la CPTS du VAL (Communauté Professionnelle Territoriale de Santé). Leur mission, souvent méconnue, est pourtant essentielle pour de nombreuses personnes en quête de mieux-être ou confrontées à des pathologies chroniques.
Des professionnels au service du mouvement pour tous
Les enseignants en APAS sont des professionnels formés pour encadrer des activités physiques destinées à des publics spécifiques : personnes atteintes de maladies chroniques, en situation de handicap, en perte d’autonomie ou simplement éloignées de la pratique sportive classique. Leur rôle est d’adapter les exercices en fonction des capacités, des besoins et des objectifs de chacun.
Nous avons rencontré David CAMBOURS, enseignant en APAS à Pinsaguel :
CPTS: “Quelle est, selon toi, la place de l’activité physique dans le parcours de soins des patients ?”
David: “Elle est essentielle afin d’établir un bien être holistique. L’activité physique doit devenir une source de plaisir, elle permet de réduire le stress, agir comme un antidépresseur, diminuer les douleurs psychiques, améliorer la confiance en soi et les capacités cognitives à tous âges, “muscler le cerveau” en bougeant, développer la socialisation dans un groupe, et surtout, accompagner pour maintenir ou développer de nouvelles compétences physiques vers l’autonomisation !”.
L’objectif, ce n’est pas la performance, mais le bien-être. L’objectif est de maintenir ou améliorer les fonctions motrices, réduire les douleurs et surtout à redonner confiance aux personnes dans leur capacité à bouger.
Un travail en lien étroit avec les professionnels de santé
Au sein de la CPTS, les enseignants en APAS travaillent en étroite collaboration avec les médecins, kinésithérapeutes, infirmiers et autres professionnels du soin. Cette synergie permet une prise en charge cohérente et sécurisée. L’activité physique adaptée devient alors une véritable prescription de santé, intégrée dans le parcours de soins du patient.
Laure CILICI et Jean PECHMALBEC, EAPA en Maison Sport-Santé à la Clinique de Verdaich, témoignent:
Laure: “La prise en charge pluridisciplinaire du patient est essentielle et l’APA se base sur une vision holistique de la santé de la personne en prenant en compte les facteurs biopsychosociaux”
Jean: “L’APA s’intègre donc en complémentarité des autres professionnels de santé en amenant une touche sportive pour bien bouger de manière adaptée en toute sécurité pour sa santé”
Des retours très positifs des bénéficiaires
Les bénéficiaires, qu’ils soient jeunes ou âgés, expriment souvent un regain de motivation, un mieux-être physique et mental, et un sentiment d’accompagnement bienveillant. Le sport santé devient un levier d’autonomie et de lien social.
CPTS: “Qu’est-ce qu’un accompagnement réussi en APA, pour vous ?”
Laure et Jean: “Un accompagnement réussi est un patient qui trouve des réponses adaptées à ses capacités, son mode de vie tout en améliorant sa condition physique et qui réussit à les intégrer dans sa vie de tous les jours. A terme, une augmentation de ses capacités évaluées en début de parcours et un bien-être ressenti par le patient.”
La CPTS du VAL intègre le sport-santé dans ses programmes de prévention, facteur de reconnaissance de ces professionnels dans le parcours de soins.
David : “ça permet de rompre l’isolement professionnel de la pratique libérale, et d’être reconnu comme intervenant important dans les prises en charge des patients. De plus, j’apprends à mieux connaître notre territoire et le réseau local pour avoir une vision systémique des ressources et collaborations possibles autour de moi”.
Un mois pour sensibiliser et inciter à bouger autrement
La CPTS du VAL propose tout au long de l’année, des ateliers, conférences, et séances découvertes pour sensibiliser les habitants à l’importance de bouger, quel que soit leur âge ou leur condition physique (conférence “prescrire l’activité physique” en mars, initiation au sport-santé avec le club des 2Rives, programme Salutance, sensibilisation à l’APAS lors des journée santé et prévention…).
L’activité physique adaptée s’impose plus que jamais comme une réponse concrète et accessible aux enjeux de santé publique.




